Théâtre Création
La Musica
Marguerite Duras | Moïse Touré

Mardi 30 Avril 2013 à 20h30 à la Coopérative





Deux émissions diffusées par France Culture ont été consacrées au projet “Duras, notre contemporaine”.

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  Dans le cadre du 30e anniversaire du jumelage Territoire de Belfort / Burkina Faso
Avec le soutien de la Ville de Belfort et du Conseil général du Territoire de Belfort


Trilogie pour un dialogue de continents / Duras, notre contemporaine
La Trilogie autour de Duras vient en premier lieu de la rencontre entre la comédienne Odile Sankara, qui a longtemps été associée au Granit et qui est une figure emblématique du théâtre au Burkina Faso, et le metteur en scène Moïse Touré. Cette trilogie, coproduite par le Granit, entre en résonance avec l’action que mènent les Comités de Jumelage du Territoire de Belfort avec le Burkina Faso, pays où se créent les spectacles. Les trois pièces constituent une véritable traversée de l’œuvre de Marguerite Duras, avec Odile Sankara en fil conducteur : « Mots, silence, souvenirs et images sont les éléments structurants de l’écriture de Marguerite Duras et donnent ainsi vie à sa pensée. Une pensée qui caractérise la condition humaine, chancelante et périlleuse. La trace de la mère dans l’ensemble de son œuvre m’intéresse et m’interpelle. Mère biologique, mère organique, terre nourricière, celle qui porte la vie, l’alchimie de la matière et de l’esprit... Cette forte symbolique de la mère me fait établir un lien avec l’Afrique. Là où la femme constitue le ferment de toutes les révolutions, garant de l’éducation et de la survie, elle suscite l’espoir de tout le continent. A l’image de Duras, elle est synonyme de résistance, justement contre les démons qui nous hantent : “Un barrage contre les démons de l’existence”».

La Musica  
Texte Marguerite Duras / Conception et mise en scène Moïse Touré
Avec Odile Sankara et Dominique Laidet

La Musica, c’est l’histoire d’un homme et d’une femme qui se sont aimés, mariés. Ils se sont trahis, se sont séparés : « ils ont été arrachés l’un à l’autre par les forces mauvaises de la passion. » Le soir, après le jugement du divorce, ils se retrouvent dans le hall d’un hôtel. Ils sont venus chacun de leur côté pour se revoir une dernière fois, mais cela, sans presque le vouloir. Ils se racontent leur histoire. Ils ne savent toujours pas ce qui leur est arrivé…« Mettre en scène La Musica c’est se confronter au sommet de l’art durassien. La musicalité, le demi-mot, l’écho, le renommé, le revisité; tout dire avec rien. Comment l’imaginaire peut se dire avec très peu de choses. Ce texte renoue avec la tragédie, où le mot est vecteur du sentiment et non pas de l’action. » Moïse Touré.