Théâtre Danse / Création
La Maladie de la mort & Aurélia Steiner
Marguerite Duras | Moïse Touré

Jeudi 02 Mai 2013 à 20h30 à la Coopérative





Deux émissions diffusées par France Culture ont été consacrées au projet “Duras, notre contemporaine”.


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  Dans le cadre du 30e anniversaire du jumelage Territoire de Belfort / Burkina Faso
Avec le soutien de la Ville de Belfort et du Conseil général du Territoire de Belfort


Trilogie pour un dialogue de continents / Duras, notre contemporaine
La Trilogie autour de Duras vient en premier lieu de la rencontre entre la comédienne Odile Sankara, qui a longtemps été associée au Granit et qui est une figure emblématique du théâtre au Burkina Faso, et le metteur en scène Moïse Touré. Cette trilogie, coproduite par le Granit, entre en résonance avec l’action que mènent les Comités de Jumelage du Territoire de Belfort avec le Burkina Faso, pays où se créent les spectacles. Les trois pièces constituent une véritable traversée de l’œuvre de Marguerite Duras, avec Odile Sankara en fil conducteur : « Mots, silence, souvenirs et images sont les éléments structurants de l’écriture de Marguerite Duras et donnent ainsi vie à sa pensée. Une pensée qui caractérise la condition humaine, chancelante et périlleuse. La trace de la mère dans l’ensemble de son œuvre m’intéresse et m’interpelle. Mère biologique, mère organique, terre nourricière, celle qui porte la vie, l’alchimie de la matière et de l’esprit... Cette forte symbolique de la mère me fait établir un lien avec l’Afrique. Là où la femme constitue le ferment de toutes les révolutions, garant de l’éducation et de la survie, elle suscite l’espoir de tout le continent. A l’image de Duras, elle est synonyme de résistance, justement contre les démons qui nous hantent : “Un barrage contre les démons de l’existence”».

La Maladie de la mort & Aurélia Steiner
Texte Marguerite Duras / Conception et mise en scène Moïse Touré

Dans La Maladie de la mort, un homme incapable d’aimer engage une femme. Il va l’observer longtemps, la toucher, dormir contre elle, pleurer aussi. Au cours de leurs discussions, elle lui dit qu’il est atteint de la maladie de la mort, qu’il ne peut pas aimer. Ce spectacle mariant théâtre et danse est une réflexion sur ce qu’est l’écriture et une réflexion sur le corps, un travail sur la recherche de l’essence d’un corps. « Chez Marguerite Duras, il y a une mémoire universelle qui nourrit l’écriture, ce qui lui permet de dire «Je ne suis pas seule à écrire quand j’écris». La mémoire des corps et la mémoire du corps de l’écrivain... Comment ce corps porte d’autres corps. Le corps précède l’intelligence, l’engagement, l’affect. C’est quand il n’y a plus d’action que le corps va prendre sa place, se montre dans sa réalité. Cette forme de théâtre-danse est un travail sur la recherche de l’essence d’un corps. Le lieu même de la résistance c’est le corps. Le corps dans La Maladie de la Mort et dans Aurélia Steiner peut aussi être un corps d’Afrique, du Vietnam et de la France. » Moïse Touré.