Théâtre Création  A voir en famille
L'OMBRE
D'après Andersen | Jacques Vincey

Du Mercredi 09 Octobre 2013 au Vendredi 11 Octobre 2013 au Granit




 
  A partir de 8 ans
Mercredi 9 à 19h et vendredi 11 à 20h
Représentations scolaires jeudi 10 à 9h30 et 14h et vendredi 11 à 9h30

Dans le cadre du festival Conte et compagnies. En partenariat avec la Médiathèque départementale.

Après "Les bonnes" créé en 2011 au Granit, nous poursuivons notre compagnonnage avec la compagnie Sirènes qui revient répéter et créer à Belfort son nouveau spectacle, "L’Ombre" d’après le merveilleux conte d’Andersen. Cette oeuvre, relativement méconnue du grand public, raconte l’histoire d’un savant et de son ombre, qui finit par se détacher, se dissocier du corps du savant afin de mener sa propre vie, voyager et forger sa propre expérience. Parfaitement émancipée, riche et devenue pleinement Homme, l’Ombre décide un jour de revenir auprès du savant. Le vieil homme est alors devenu un individu solitaire et triste dont la raison est malheureusement vulnérable. L’Ombre invite le savant à l’accompagner dans ses voyages. Mais cette proposition a un prix. Certainement le prix de la vie. Car la condition du marché tient au fait que le savant doit à son tour devenir l’ombre de l’ombre. Ne devenir finalement que l’ombre de lui-même. Mais c’est la rencontre
de la fille d’un roi qui déclenchera une issue fatale. C’est l’amour soudain qui prend son envol. Mais qui aimera-t-elle ?
«La grande et belle singularité de "L’Ombre", c’est de montrer le caractère double et ambigu de l’être humain. C’est l’hypothèse que nous tentons de faire à la lecture du texte, car c’est bien sûr un conte mystérieux et fantastique : comment une ombre peut-elle devenir chair et os, voix et intention ? Pourquoi l’ombre devient-elle mauvaise ? L’ombre n’exprime-t-elle pas notre part inquiétante et destructrice ?» Dans ce texte où l’ombre symbolise effectivement le prolongement de l’être humain, mais aussi sa part sombre, le gentil comme le bon démon, des expressions comme «être dans l’ombre de quelqu’un», «n’être que l’ombre de soi-même» ou «avoir peur de son ombre», prennent tout leur sens.
«Ma quête de metteur en scène consiste à inventer, pour chaque spectacle, la forme théâtrale qui restituera au mieux une écriture. Je cherche à faire entendre tout ce que la pièce recèle de possibles. Et je parie sur l’intelligence et la sensibilité du spectateur pour se raconter «son» histoire et frayer son propre chemin dans l’épiphanie du sens. De spectacle en spectacle, des thématiques s’entrecroisent, se prolongent, s’approfondissent et ouvrent de nouvelles perspectives pour, inlassablement, remettre en jeu la réalité.» Jacques Vincey

Dossier pédagogique

Le site de la compagnie Sirènes