Théâtre Création
AU PONT DE POPE LICK
Naomi Wallace | Anne Courel

Du Mardi 14 Janvier 2014 au Mercredi 15 Janvier 2014 à 20h00 au Granit





  Années 30 quelque part aux États-Unis... Pace Creagan, traîne ses 17 ans sur le Pont de Pope Lick, elle ère et cherche à défier la mort. Elle invente un jeu dangereux et provoque le jeune Dalton, 15 ans : traverser les voies de chemin de fer avant que la locomotive à vapeur du train de marchandises n’ait eu le temps de passer d’un bout à l’autre du pont. Le jeune homme espère que sa témérité sera récompensée d’un baiser mais le jeu tourne mal...
Un très beau texte où se confronte la fureur de vivre de jeunes gens face à un monde adulte complètement désabusé par la crise. Mais c’est aussi un texte où s’entrecroisent des réflexions politiques et économiques d’ordre dramatique, avec des réflexions beaucoup plus humanistes, où l’individu reste au coeur de l’intrigue. « C’est une pièce magnifique qui me permet à la fois de raconter une histoire “de fille”, avec son destin propre de jeune “presque-femme” saisie par la crise de 29, tout en questionnant le rapport au monde de tellement d’autres, aux prises avec un monde bancal, mal ajusté, où l’intimité est sans cesse malmenée par la violence du contexte économique. On est à la croisée de l’individuel et du collectif, loin de tout manichéisme, au coeur de cette société dont le fonctionnement lamine, déchire, attaque les liens entre les individus. Naomi Wallace nous propose là une plongée dérangeante, sans concession, au coeur des mécanismes de « l’american way of life ». Anne Courel
Bien sûr, on pense à Steinbeck, à Tennessee Williams, à ces écrivains qui plongeaient leur plume dans le courant l’histoire vivante d’une Amérique profonde, en pleine mutation. Pour rendre sensible cet univers où la machine -le train- est un personnage central, Anne Courel recourt au travail sur l’image et l’univers sonore : « Comme Pace je suis fascinée par les machines à vapeur ; elles sifflent, pulsent comme agitées d’une vie insaisissable. J’ai envie de les mettre en scène elles aussi : sons des pistons et tuyaux qui crachent de la fumée... paysages sonores d’un monde où l’individu a peu de place, avec lequel, au propre comme au figuré, il nous faut composer. »
La compagnie Ariadne est née à Lyon à l’initiative d’Anne Courel. Depuis vingt ans elle défend le théâtre contemporain, avec parfois des détours par des oeuvres classiques. Elle est venue répéter ce spectacle à la Coopérative la saison dernière.

Dossier pédagogique

Le site de la compagnie Ariadne / Anne Courel