Jeune public Théâtre Création  A voir en famille
ZOHAR OU LA CARTE MÉMOIRE
Laurent Gutmann

Du Mercredi 20 Mai 2015 au Vendredi 22 Mai 2015 au Granit




  En famille dès 9 ans
Mercredi 20 à 19h, vendredi 22 mai à 20h
Représentations scolaires : mardi 19 à 14h, jeudi 21 à 9h30 et 14h


Après le régal de sa réécriture du Petit Poucet, accueilli au Granit en novembre 2013, Laurent Gutmann revient pour sa prochaine création, un nouveau récit initiatique, où il sera question de mémoire et d’oubli, mais pas seulement.
« Il y a trois ans, mes filles, alors âgés de 8 et 10 ans, m’ont fait comprendre qu’elles en avaient assez que je mette en scène des spectacles qui n’étaient pas faits pour leur âge. C’est pour leur répondre que j’ai alors écrit et mis en scène une adaptation très libre du Petit Poucet, le conte de Perrault. Ce spectacle fut le point de départ d’une évolution importante dans mon travail : je conçois de moins en moins celui-ci comme un travail de mise en scène stricto sensu, mais plutôt comme un travail d’écriture de spectacle, dans lequel le texte, la mise en scène, la scénographie, tous les éléments qui composent un spectacle s’inventent ensemble. Bref, ce spectacle m’a permis d’assumer que j’avais envie d’écrire ! Avec le Petit Poucet, je suis parti d’un texte littéraire existant. Il s’agissait de proposer une variation sur un thème connu. Il en est allé de même par la suite avec Le Prince, spectacle que j’ai conçu d’après le texte de Nicolas Machiavel. Avec Zohar ou la carte mémoire, je fais le choix de ne pas partir d’un texte en particulier, mais plutôt d’explorer une thématique, celle de la mémoire et de l’oubli. Elle m’importe pour plein de motifs personnels, mais je crois qu’elle est au coeur de toutes les relations entre les enfants et leurs parents. La responsabilité des parents est de raconter à leurs enfants d’où ils viennent, la succession des générations dont ils sont issus ; que la vie qu’ils découvrent ne commence pas avec leur naissance, qu’elle s’inscrit dans une histoire plus vaste. Mais la mémoire est tyrannique. On peut la sacraliser, lui sacrifier le présent. Elle peut nous empêcher de vivre. Et puis notre mémoire est plus que la somme de nos souvenirs, elle est l’ensemble des relations qui se sont établies entre la plupart d’entre eux. Ce qui implique forcément qu’on puisse faire un tri, qu’on renonce à certains, qu’on puisse oublier. Tout ça a l’air très sérieux. Et ça l’est. C’est pourquoi je tiens absolument à ce que Zohar ou la carte mémoire soit un spectacle drôle et léger.» Laurent Gutmann

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