Expositions
RETOUR SUR L’ABÎME
Yaël Bartana | Thierry Bernard | Joël Desbouiges | Colette Hyvrard

Vernissage Samedi 10 Octobre 2015 à la Galerie du Granit / Entrée libre







© Colette Hyvrard, projet Retour sur l’abîme, 2015
Joël Desbouiges « Sans Titre », 2014 digigraphie sur papier Epson, édition RLD
  Vernissage itinérant samedi 10 octobre entre Belfort et Montbéliard
Exposition du 13 octobre au 19 décembre 2015 

Exposition se déployant sur l’aire urbaine de Belfort-Montbéliard avec le 19 CRAC, Montbéliard, les Musées de la Ville de Belfort, l’École d’Art de Belfort G. Jacot, le Granit, scène nationale, Belfort.
Commissariat : Philippe Cyroulnik, directeur du 19 CRAC, Montbéliard et Nicolas Surlapierre, directeur des Musées de Belfort
Journée d’étude, lectures, conférences, projections, concerts, programme détaillé disponible en septembre
TRAC–Krash, soirée TRAC à l’école d’art G. Jacot le 19 novembre


YAEL BARTANA - GALERIE ANNET GELINK
THIERRY BERNARD
JOËL DESBOUIGES 
COLETTE HYVRARD


Il y a 70 ans un des plus atroces génocides était révélé au monde, qui ne peut plus ignorer les exactions nazies. Après avoir essayé d’éliminer la culture de l’autre par les autodafés, c’est l’autre que l’on élimina. Une idéologie de l’exclusion, de la “supériorité” d’un groupe humain sur d’autres, une pensée de la destruction qui frappa particulièrement les juifs, les tsiganes. Cette humanité qui ne s’assujettissait pas à la norme nazie vécut l’épreuve effroyable de la solution finale. Retour sur l’abîme, pour se souvenir, s’interroger sur l’absence, la disparition dans ce gouffre abyssal de l’Histoire, qu’une humanité a ouvert. Qu’en est-il de l’art confronté au génocide, à son épreuve ? Quel regard porter sur les victimes, les bourreaux ? Quelle mémoire ou non mémoire conservons nous au travers des récits et leur capacité ou incapacité à pouvoir ou ne pas pouvoir représenter l’inconcevable ? Le temps passe sur les traces de l’histoire et enfouit cette tragédie dans l’ordinaire du présent. Nous sommes face à un “devoir d’histoire” selon les termes de Simone Weil. Au Granit, Colette Hyvrard ira sur les traces de cette mémoire. Les mots, les signes, les images seront comme des indices, des associations d’idées générant une cartographie et une archive iconique de l’abîme. Montrer les lieux c’est aussi les ancrer dans le présent et dire qu’ils existent toujours. Thierry Bernard dans cet aller et retour entre présent et passé explore ces lieux de l’absence et réalise un reportage impossible. Joël Desbouiges précipite le paysage dans le territoire de l’enfer. Les signes et particulièrement les signes du pouvoir dans l’exercice du discours politique à l’épreuve de la mémoire sont questionnés dans l’œuvre de Yaël Bartana. Sa recherche de l’identité culturelle d’Israël se confronte avec le contexte de la Pologne contemporaine, ce pays qui fut le tombeau sans sépultures des juifs d’Europe. Au Granit, une cartographie de l’abîme se dessine, construite entre passé et présent, indignation et constat dans des aller et retours incessants.

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