Théâtre Création
JE SUIS D’AILLEURS
Lovecraft | Catherine Hugot

Du Mardi 03 Novembre 2015 au Vendredi 06 Novembre 2015 à 19h00 au Granit





  Je suis d’ailleurs (traduction française de The Outsider) est un diptyque qui comprend deux formes brèves d’environ 30 minutes chacune. Adaptées de nouvelles de Howard Phillips Lovecraft, The Rats in the walls, la première a été créée en avril 2014. La seconde est l’adaptation de The Outsider. Toutes les deux sont présentées la même soirée.
 
Les rats dans les murs
Le narrateur à quitté le Massachusetts pour emménager dans une vieille demeure anglaise ayant appartenue à ses ancêtres, connues sous le nom maudit du Prieuré d’ Exham. Très vite et à plusieurs reprises, le protagoniste et son chat sont réveillés et terrifiés par des bruits de rats grouillant et galopant derrière les murs. Après une courageuse et brève enquête, notre héros comprend avec horreur que ses aïeux avaient entretenu pendant des siècles une cité souterraine dont les habitants se nourrissaient de chair humaine, poussant même le vice jusqu’à élever du bétail humain. Rendu immédiatement fou par cette découverte, le narrateur se rue sur un de ses amis et entreprend de le dévorer. Du fond de son établissement psychiatrique, il continue à clamé son  innocence...
 
The Outsider
Dans cette fable, si la noirceur est encore là, le ton est plus poétique et allégorique. Un mystérieux narrateur-prisonnier ignore qui il est et à quoi il ressemble. Il entreprend une véritable aventure pour atteindre la lumière du jour. Il finit par découvrir qu’il est un monstre, une goule, un mort-vivant, un vampire lorsqu’il se trouve confronté aux autres, puis à son propre reflet dans un miroir. Les monstres de Lovecraft sont les symboles de ce que nous ne voulons pas voir, c’est à dire qui nous sommes. Le monstre amène naturellement l’évidence et la nécessité de la marionnette et du masque, médias particulièrement importants dans le travail de Catherine Hugot. Comme dans la plupart des nouvelles et romans de Lovecraft, le héros (ou plutôt l’antihéros) est envahi par un irrésistible besoin, une curiosité irrépressible et se lance dans une aventure identitaire à travers tours, donjons et forêts gothiques. Pour aller enfin “voir le jour”, naître-renaître, vivre enfin, il va devoir se confronter au regard d’autrui – terrible pour Lovecraft ! - avant la confrontation finale avec son double monstrueux qu’il intègre malheureusement comme seule et unique personnalité.
« La plus ancienne et puissante émotion humaine est la peur et la peur la plus ancienne et la plus puissante est celle de l’inconnu. » H. P. Lovecraft

+ Rencontre bord de scène jeudi 5 novembre après le spectacle

+ Atelier la figure du monstre

La compagnie KA