Expositions
CE MATIN, LE SOLEIL NE S’EST PAS LEVÉ

Vernissage Samedi 14 Janvier 2017 à 18h00 Galerie







Patrick Dekeyser, « Les trous de réalité », 2017, vidéo. Courtesy de l’artiste.
Claude Lévêque, « La nuit pendant que vous dormez, je détruis le monde », 2009, Drapeau en soie noire. Collection Frac Auvergne, © ADAGP Claude Lévêque. Courtesy the artist and kamel mennour, Paris.
Pierre Beloüin, « Le Micro séisme d'une demi-seconde ratée dans un après-midi difficile », 2017
Texte Henri Michaux, adhésif, diffusion sonore aléatoire et infinie (Semuta by Servovalve), Courtesy de l'artiste


 
AVEC PIERRE BELOUIN, SAMUEL BUCKMAN, PATRICK DEKEYSER, LAURA HABY, NINO LAISNÉ, ÉDOUARD LEVÉ, CLAUDE LÉVÊQUE, VIRGINIE MARNAT, JULIEN PRÉVIEUX, ANRI SALA ET TOMI UNGERER
Commissaire d’exposition : Alexandre Roccuzzo
Avec les prêts des artistes, des collections du FRAC Alsace, du FRAC Auvergne, du FRAC Bretagne, du Musée Tomi Ungerer-Centre international de l’illustration, Strasbourg et des collections privées

DU 14 JANVIER AU 21 MARS 2017


CONFÉRENCE, ACTION, CONCERT : MICHEL GIROUD
Jeudi 16 mars à 18h dans la galerie du Granit


« Du soleil noir de l'inespoir au vivant, vif, vivace, Furieux Fou-rire Furax Absolument Totalement Total dans la dépression contemporaine. »

Au cœur de la crise monumentale européenne et mondiale (économique, sociale, politique, écologique et spirituelle), il est encore possible de rêver activement pour transformer notre quotidien assez sordide dominé par le spectacle culturel planétaire (show-biz en tout genre : chanson, musique, cinéma, arts&spectacles) grâce à une forme d'art-action qui révèle tous les sens extérieurs et intérieurs pour tenter de vivre une expérience la plus ludique possible (à l'école comme à l'université et dans le travail).

Michel Giroud, poète-artiste (peintre oral et tailleur en tout genre) : mots, voix, sonorités, gestes, dessins, schémas, images, vidéos.
Historien & théoricien des avant-gardes (de dada à fluxus & cie).
Éditeur : fondateur-directeur de la collection « L'écart absolu » (depuis 1999) aux presses du réel, Dijon.


LES VISITES
La première mardi 17 janvier 19h
Sandwich jeudi 26 janvier 12h20
Le samedi 11 février 17h
Avant le spectacle mercredi 15 février 19h
En famille mercredi 22 février 17h
La dernière mardi 21 mars 19h


Cette exposition est une tentative pour comprendre une certaine trajectoire de l’art contemporain, qui a mis en avant-garde de l’esthétique ce qui doit bien être appelé une série d’actes dépressifs.
Actes qui expriment les états de dépression, l’ennui qui l’englobe, l’immobilité, les ruptures communicationnelles, la perte de plaisir, le retrait de la capacité à se souvenir, à se projeter, à rêver, le désir et les fantasmes. Ces traits définissent non seulement les sujets étant mis en scène dans l’œuvre d’art, mais sont également perceptibles dans la structure formelle de l’œuvre - dans le ralentissement, dans l’immobilité, l’opacité et la répétition de l’image, par lesquels une perte du sens du temps et du rapport aux autres englobent la relation entre le spectateur et l’œuvre. Ces actes représentent aussi bien le sujet de l’œuvre qu’ils anticipent, la présence d’un spectateur dont la mémoire, l’attention de perception et les facultés relationnelles seraient possiblement et considérablement dévitalisées.  Sujet peu abordé -voire tabou- dans l’histoire de l’art, la dépression alimente et traverse pourtant la création contemporaine dans des registres très divers. Paradigme de l’homme contemporain, elle est un moteur de la créativité des artistes, une catharsis, un exutoire ou un déclencheur de son meilleur compagnon, le mauvais esprit. Alexandre Roccuzzo