Musique Jazz
ÉMILE PARISIEN QUINTET INVITE VINCENT PEIRANI
SFUMATO

Vendredi 23 Mars 2018 à 20h00 Granit





 

Émile Parisien, saxophone / Manu Codjia, guitare
Simon Tailleu, contrebasse / Mario Costa, batterie
Vincent Peirani, accordéon / Roberto Negro, piano

Ils sont venus il y a deux saisons avec Michel Portal, et on en parle encore. De cette musicalité, de ce plaisir de jouer ensemble, de cette relation de complicité avec les spectateurs.
Cette fois, c’est le Quintet d’Émile Parisien qui sera sur scène, avec comme invité Vincent Peirani. Contrairement à ce que son nom indique, il est originaire de Cahors (Lot) et formé à Marciac, il n’est parisien que depuis le début des années 2000. « Et qu’est-ce qui est le plus difficile - des traits ou de la lumière et l’ombre ? » demandait Léonard de Vinci. En peinture, le sfumato c’est cet effet où la ligne du contour devient comme vaporeuse, tenant à des variations très fines de lumière, d’intensité, comme en musique dans cette ouverture du disque d’Émile Parisien Quintet. Belle idée que ce sfumato sonore, ou musical. « Rembrandt sait que la chair est de la boue dont la lumière fait de l’or » écrivait Paul Valéry ; ici la chair bout de notes et de jeux de mots avec des titres comme Arôme de l’air, Balladaibiza (en un seul mot) ou encore Poulp aux pattes en liberté.
Émile Parisien a cette valeur ajoutée précieuse, que ce soit en disque ou à la scène, ce supplément d’âme que les spectateurs de Belfort ont découvert en mars 2016.
 
Entre épisodes enlevés et suspensions, matières orchestrales abondantes et passages épurés, fièvre et sensibilité, tout est à retenir de ce disque [Sfumato], par lequel Émile Parisien apporte à sa propre discographie la tendresse qu’on lui connaît, tout en inscrivant ce répertoire dans la logique continuité de ses précédentes réalisations, pour différentes qu’elles fussent. Sfumato n’est évidemment pas un virage puisque jamais la générosité n’a fait défaut, mais un nouvel éclairage. Nous voilà éblouis. Citizen Jazz