DJU-DJU

Le terme dju-dju renvoie à des craintes ancestrales, envoutements et conjurations venus d’Afrique et des Caraïbes. Mais en Europe, avant l’époque coloniale, n’est-ce pas les gitans qui se chargèrent de ces pratiques ? Cartomancie, sorts et divinations. Le chorégraphe avant-gardiste et danseur Israel Galván dirige la danseuse traditionnelle de flamenco, Isabel Bayón, en visitant les démons et superstitions de cet art.

GRANIT
ven 05 Avr

Danse
GRANIT
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DJU-DJU

ISABEL BAYÓN COMPAÑÍA | FLAMENCA DIRECTION | ISRAEL GALVÁN

Dates de représentations

vendredi 05 avril 2019 à 20:00

Le terme dju-dju renvoie à des craintes ancestrales, envoutements et conjurations venus d’Afrique et des Caraïbes. Mais en Europe, avant l’époque coloniale, n’est-ce pas les gitans qui se chargèrent de ces pratiques ? Cartomancie, sorts et divinations. Le chorégraphe avant-gardiste et danseur Israel Galván dirige la danseuse traditionnelle de flamenco, Isabel Bayón, en visitant les démons et superstitions de cet art.

 Les deux artistes furent des enfants prodiges avec une jeunesse ponctuée par de très nombreuses tournées. Entre eux, la complicité démarre en 2012 avec la pièce Lo Real. Aujourd’hui, Galván et Bayón, amis et chacun lauréat du Prix National de la Danse en Espagne, convoquent les fantômes pour aller au bout des peurs quotidiennes et intangibles d’Isabel Bayón. Ils  sont  partis  en  quête  de  la  dimension « sorcier », magique, qui imprègne le geste et la teinte de rites, dans les fibres de sa danse : « Je suis très superstitieuse et je vis avec ça. Je me lève avec le pied droit et j’ai des tics sur scène pour éviter le mauvais sort. Je voulais me défouler et j’en ai parlé à Israel […] Avec Dju-Dju mes croyances absurdes vont cesser ! » Furieusement novatrice, cette exploration sans concession les conduit vers des formes proches de l’installation ou de la performance contemporaines. C’est peu de dire que Dju-Dju a déchiré le monde du flamenco, lors de sa création dans le saint des saints du genre, qu’est la Biennale de Séville. Ce fut une terrible bataille d’Hernani, entre ceux qui n’y trouvaient rien des conventions spectaculaires du flamenco, et ceux que passionnent les audaces inventives d’Israel Galván. Cet immense danseur  n’a de cesse de tremper son art dans les débats contemporains. On ne touche pas à la magie sans casser des codes.

Pour toutes ses transgressions, Dju-Dju est une réussite parce que la pièce s’appuie sur des qualités qui sont au cœur du flamenco : rythmes indociles, dissonances inexplicables, passions irrationnelles, l’invocation des forces occultes. Bayón […] regarde dans ses zones d’ombres et y trouve sa propre puissance. The Guardian

DISTRIBUTION

Sur une idée de : Isabel Bayón, Israel Galván | Direction et chorégraphie : Israel Galván | Avec : Pedro G. Romero, Isabel Bayón Baile, Alicia Márquez Baile, Nieves Casablanca Baile, Jesús Torres Guitarra, David Lagos Cante, Alejandro Rojas-Marcos Clavicordio, Órgano | Répétiteur et assistant chorégraphique : Marco de Ana | Directions des essais : Balbina Parra | Direction technique : Manu Meñaca | Création son : Pedro León | Régisseur son : Manu Meñaca | Création lumières : Rubén Camacho | Régisseur lumières : Antonio Valiente | Machiniste : Pedro Romero | Direction de production : Lourdes García (El Mandaito Producciones), Cisco Casado (A Negro Producciones)

 

CRÉDITS & MENTIONS

© Alejandro Espadero