GUILLAUME BARBORINI

Imaginer des gestes singuliers, les appuyer sur ce qui existe, puis assister aux zones de contact entre le monde et soi que ces gestes dessinent.

GRANIT
Du sam 01 Fév au mar 07 Avr

Galerie
GRANIT
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GUILLAUME BARBORINI

Vernissage : Sam 1er fév à 17h, Visite-sandwich : mar 11 fév à 12h20, Visite 1h avant chaque représentation au Granit.

Imaginer des gestes singuliers, les appuyer sur ce qui existe, puis assister aux zones de contact entre le monde et soi que ces gestes dessinent.

À travers des gestes simples, leur lenteur et leur répétition, le travail de Guillaume Barborini tente de mettre en place des pratiques du monde qui s’inscrivent de manière évocatrice dans un quotidien, dans une époque et des terrains de vie. Des pratiques diluées et fragiles, qui passent par le corps, où la considération prend le pas sur des relations au monde plus autoritaires. Des pratiques toujours en cours, qui entendent prendre soin de ce qui résiste à l’aménagement corrosif du monde, et qui consistent en l’expérience de ce dernier plutôt qu’en sa consommation.
En découlent des dessins, des sculptures, des vidéos et des textes, chaque forme essayant de prendre en compte ses propres conditions de disparition. Chaque geste en amont se cosignant avec le territoire qui l’inclut, avec la volonté de tendre vers une forme de présence à soi, aux êtres et aux choses, attentive, responsable, engagée, agissante et collaborative, pleine. Une présence sur le fil entre le monde et soi, à se chercher soi dans le monde et le monde en soi.

Guillaume Barborini est né en 1986, à Chambéry. Il vit et travaille à Metz. Son travail a été présenté, entre autres au centre d’art Nei Liicht, Dudelange (LU), au Magasin des Horizons, Grenoble (FR), au Nomadic Space, Daejeon (KOR), à Arai building, Yokohama (JP), et à l’Attrape- Couleurs, Lyon (FR). En 2019 il sera en résidence de recherche à Scheggia (IT) et à Daejeon (KOR).

L’idée d’un monde qui serait ce qui résiste à la mise en système du réel, un monde qui s’oppose à son aménagement, c’est là ce qui agonise mais qu’il faudrait défendre et encourager. Des territoires qui refusent leur carte. […] Alors, par touches, esquisser des gestes attentifs, amorcer des pratiques neuves, pour progressivement relever et renforcer un monde debout. Guillaume Barborini, Remettre au monde, 2019

© Guillaume Barborini | Le premier territoire (II), Séjourner, Studio UM, Avignon (FR), 2017 © photo : Marie-Cécile Conilh de Beyssac